MÉTAPHYSIQUE ET HISTORIE DE L'ÊTRE CHEZ HEIDEGGER

  • Denis Seron
Palabras clave: métaphysique, histoire, être, vérité, essence, destruction

Resumen

Les cours et écrits que Heidegger a consacrés à Nieztsche dans les années 1936-1946 marquent un changement décisif quant à son attitude à l'égard de la métaphysique, dans la mesure où ils ne font plus résider la tâche de la philosophie dans une entreprise de «destruction»des fondements procurés par la métaphysique en vue d'un retour à l'experience grecque de l'être, censée êntre plus originaire, mais bien dans la mise au jour de la «vérité de l'être» propre à chaque «position» de l'historie de la métaphysique: voilá ce que Hidegger comprend sous les termes d' «histoire de l'être». Par suite il est question maintenant de la différence entre cette vérté ontologique et celle que la métaphysique donne en tant que sa vérité. Suivant Heidegger, cette différence doit se comprende non pas comme un rapport de contradiction, mais comme une inversion analoque à l'inversion photographique; la vérité explicitée par la métaphysique ne fait elle-même que dissimuler une vérité plus profonde, appelée «vérité de l'etant» , qui à son tour «renvoie» à la vérité de l'être. En d'autres termes, il appartiment désormais à la pensée de l'être de reconnaître comme tel le dévoilement de l'étant, c'est-à-dire la maniére dont il se dévoile (par exemple comme objet), simplement parce que c'est là l'accès privilégié à l'être (par exemple comme objectivité).
Cómo citar
Seron, D. (1). MÉTAPHYSIQUE ET HISTORIE DE L’ÊTRE CHEZ HEIDEGGER. Daimon Revista Internacional De Filosofia, (14), 49-58. Recuperado a partir de https://revistas.um.es/daimon/article/view/9091
Sección
Artículos