Les enfants monstrueux de l’immigration dans l’œuvre dramaturgique de Penda Diouf

Autores/as

DOI: https://doi.org/10.6018/analesff.685961
Palabras clave: Imaginaire colonial, déshumanisation, marronage, écoféminisme, théâtre contemporain

Resumen

Cet article analyse l’œuvre théâtrale de Penda Diouf, qui donne la parole aux filles et aux fils de l’immigration, souvent stigmatisés comme « monstrueux » par une société qui fait abstraction de leur diversité. L’objectif est d’examiner comment l’autrice interroge les effets du déracinement, du racisme et de la mémoire coloniale, en transformant la scène en un espace de résistance. Dans une perspective décoloniale, intersectionnelle et écoféministe, l’étude adopte une démarche herméneutique critique fondée sur une lecture approfondie des pièces Pistes…, Sutures (2021), La Grande Ourse (2019) et Noire comme l’or (2022). L’analyse révèle que Diouf propose une dramaturgie hybride dans laquelle l’exclusion et la violence institutionnelle sont confrontées à la résistance de femmes qui cherchent refuge dans la nature, incarnant un marronnage contemporain qui transforme la « monstruosité » imposée en une force poétique et contestataire. L’œuvre de Diouf constitue un instrument politique qui subvertit les stéréotypes et construit une nouvelle ontologie dans laquelle les corps racisés retrouvent leur agentivité et leur droit à l’autoreprésentation.

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Publicado
29-10-2026
Cómo citar
Mallart Brussosa, M. (2026). Les enfants monstrueux de l’immigration dans l’œuvre dramaturgique de Penda Diouf. Anales De Filología Francesa, 34. https://doi.org/10.6018/analesff.685961
Número
Sección
Monografía: Identités plurielles et héritages de l’exil : écrire depuis l’entre-deux