DÉLIE OU LA TROUBLE LUMIÈRE

  • María del Carmen Fernández Díaz

Resumen

À travers l'analyse du dizain XXII de la Délie de M. Scève, nous essayons de donner une vue d'ensemble de tout le recueil. Ce «canzoniere» dédié à une seule femme, à l'imitation de Pétrarque, présente en plus d'autres sources d'inspiration: le néo-platonisme, les élégiaques anciens dont Scève a tiré l'attrait de la sensualité et le symbolisme mythologique, et l'amour courtois, car il attend toujours le «don de merci» qui n'arrive pas. Le dizain analysé présente d'une manière condensée cette tradition littéraire en même temps qu'il montre une idéalisation exquise de la Délie. Scève emploie des symboles parfois assez obscurs qui invitent le lecteur à une tâche de déchiffrage. Dans ce poème le symbole est Diane et son triple caractère ce qui constitue une isotopie secondaire subordonnée à l'isotopie principale: idée de l'immortalité des sentiments. Ce dizain présente aussi un subtil jeu d'ombres et de lumières dominé par la présence de la Lune (pénombre); c'est-à-dire, un univers métaphorique accentué par l'emploi de syllepses et de polysémies qui insistent sur l'assimilation Délie-Lune, sur son caractère ombrageux. Il y a donc dans ce dizain, comme dans l'ensemble du recueil, un réseau de significations fermé et dense, une structure antithétique qui forment un univers artistique propre à celui du désir et du désespoir.

Biografía del autor/a

María del Carmen Fernández Díaz
Colegio Universitario de Lugo Universidad de Santiago de Compostela
Sección
Artículos